Du 23 au 25 février 2026, Dakar devient le centre névralgique des débats sur la souveraineté culturelle et la restitution des biens patrimoniaux africains. Organisée par un consortium d’institutions culturelles et universitaires — parmi lesquelles l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) de l’Université Cheikh Anta Diop, le Musée des Civilisations Noires et le Musée historique de Gorée — cette conférence internationale combine interventions scientifiques, ateliers pratiques et expositions thématiques, offrant un espace unique de réflexion et d’échanges sur les enjeux contemporains du patrimoine africain.
Une réflexion sur la restitution et la souveraineté culturelle
La conférence aborde la question centrale de la restitution des collections africaines conservées dans les institutions occidentales et du droit des pays africains à récupérer leurs biens culturels. Des chercheurs, conservateurs, responsables de musées et acteurs politiques se réunissent pour partager analyses, expériences et propositions, et examiner les mécanismes juridiques, diplomatiques et culturels permettant de rétablir l’accès des pays africains à leur patrimoine historique et artistique.
Les exposés et panels couvrent des thèmes variés : restitutions historiques et contemporaines, documentation des collections, valorisation des savoir-faire traditionnels et rôle des institutions africaines dans la conservation et la diffusion des patrimoines.

À lire aussi : Afrique du Sud : Zeitz MOCAA Gala 2026, un rendez‑vous capital du monde de l’art contemporain
Une exposition et des ateliers participatifs
Parallèlement aux conférences, l’événement comprend une exposition de pièces historiques et d’œuvres d’art africaines, illustrant la diversité des cultures et l’ampleur des collections concernées par la restitution. Des ateliers pour doctorants et jeunes chercheurs sont également proposés, favorisant le partage de méthodologies de recherche, la formation professionnelle et la création de réseaux de collaboration autour de la protection du patrimoine africain.
Ces initiatives permettent de mettre en lumière les enjeux scientifiques, pédagogiques et sociaux liés à la restitution, tout en sensibilisant un public large aux dimensions politiques, éthiques et culturelles de ces débats.
Dakar, capitale du patrimoine africain
Accueillir cet événement conforte la position de Dakar comme hub culturel et scientifique en Afrique de l’Ouest. La ville devient un lieu de dialogue entre institutions locales et internationales, entre créateurs, chercheurs et décideurs, illustrant la capacité du continent à porter ses propres enjeux patrimoniaux sur la scène mondiale.
Cette conférence internationale marque un tournant dans la reconnaissance du rôle des pays africains dans la préservation et la valorisation de leur patrimoine, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération culturelle, scientifique et diplomatique à l’échelle mondiale.
La Rédaction
Sources : (retours.hypotheses.org)

