L’organisation Transparency International a publié son rapport 2024 sur l’état de la corruption dans le monde. L’indice met en lumière une détérioration de la situation dans plusieurs pays du Sahel, notamment au Mali.
Une situation alarmante au Sahel
En Afrique subsaharienne, la corruption demeure un défi majeur, particulièrement dans les pays du Sahel et en République démocratique du Congo (RDC). Cette dernière occupe la 163e place sur 180 dans le classement mondial. Selon Samuel Kaninda, conseiller auprès de Transparency International, bien que certaines initiatives aient été prises en RDC pour endiguer la corruption, elles n’ont pas encore donné de résultats concrets.
Des évolutions contrastées en Afrique de l’Ouest
Si certains pays stagnent ou régressent, d’autres affichent des progrès notables. La Côte d’Ivoire, par exemple, a gagné cinq points dans l’indice, tandis que le Sénégal enregistre une amélioration de deux points. Ces résultats témoignent d’efforts soutenus pour renforcer la transparence et la bonne gouvernance.
La corruption, un frein à la transition écologique
Transparency International met également en garde contre les conséquences de la corruption sur la lutte contre le changement climatique. Le détournement des fonds publics alloués à la transition énergétique pourrait compromettre les efforts visant à atténuer les effets du réchauffement climatique.
Ce rapport 2024 souligne donc l’urgence pour plusieurs États africains de renforcer leurs mécanismes de lutte contre la corruption afin d’assurer une gouvernance plus efficace et transparente.
La Rédaction

