Sharlyne Temba, surnommée « le cerveau »
Au Kenya, une nouvelle tragédie liée à une secte religieuse a émergé dans le village de Kwa Binzaro, situé dans le comté de Kilifi, sur la côte. En août 2025, 34 corps ont été découverts, et les autorités suspectent que ces décès sont liés à une secte dirigée par une femme, Sharlyne Temba, surnommée par la police « le cerveau » de ce groupe.
Agée de 30 ans, Sharlyne Temba est l’une des onze personnes arrêtées en août 2025. Elle est accusée d’avoir organisé des rituels dans sa maison de Kwa Binzaro, où les adeptes se sont laissés mourir de faim, suivant ses instructions. Des bâches en PVC ont été retrouvées, utilisées pour envelopper les corps avant leur inhumation.
Elle possédait également des propriétés à Malindi, où les nouveaux adeptes étaient recrutés et préparés avant d’être envoyés à Kwa Binzaro. Des témoignages suggèrent qu’elle aurait pu être en contact avec Paul Mackenzie, le leader de la secte de Shakahola, actuellement en détention.
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Découvertes macabres à Kwa Binzaro
Les exhumations ont révélé des scènes macabres : des corps en décomposition, des parties humaines éparpillées et des tombes peu profondes. Certains corps, notamment ceux d’enfants, ont été retrouvés dans des conditions particulièrement choquantes.
Les autorités ont suspendu les exhumations pour permettre des analyses médico-légales approfondies, incluant des radiographies des os longs et des crânes pour déterminer les causes exactes des décès.
Comparaison avec le massacre de Shakahola
Cette affaire rappelle tragiquement le massacre de Shakahola en 2023, où plus de 450 corps ont été découverts dans une forêt, victimes d’une secte dirigée par Paul Mackenzie. Les adeptes de cette secte croyaient que le jeûne absolu les conduirait à rejoindre Jésus.
Mackenzie et d’autres membres de son groupe font face à des charges de meurtre et de terrorisme. Les autorités craignent que des anciens membres de cette secte se soient regroupés sous la direction de Temba à Kwa Binzaro.
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Enquête et régulation des cultes au Kenya
La police kényane, dirigée par l’inspecteur général Douglas Kanja, mène une enquête approfondie pour identifier toutes les victimes, déterminer les causes des décès et démanteler d’éventuelles structures sectaires similaires. Des analyses ADN sont en cours pour identifier les corps retrouvés, et des recherches sont menées pour découvrir d’autres fosses communes potentielles.
Cette affaire soulève des questions sur la régulation des groupes religieux au Kenya et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de surveillance pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.
La Rédaction

