Le mardi 20 août 2024, l’ONG Action contre la faim a sorti un rapport qui montre le taux préoccupant de la malnutrition infantile au Mali. Ce taux dépasse largement le seuil critique que l’Organisation mondiale de la santé a établi.
Dans le nord-est du pays, les enfants âgés de 6 à 59 mois (moins de 5 ans) qui vivent dans les camps déplacés notamment Gao, Ménaka, ainsi que sur les sites de Mopti, Kodak, Koro sont les plus concernés. Particulièrement sur les Camps déplacés à Gao, 30 % des enfants souffrent de malnutrition aiguë modérée ce qui est bien au-delà du seuil sévère de l’OMS selon le rapport que l’organisation.
Action contre la Faim a publié le mardi 20 août. « On a atteint des taux de malnutrition jamais égalée ces 10 dernières années, de 30 % de malnutrition aiguë globale. Et un taux de malnutrition sévère de 11 %, sachant le seuil d’alerte est de 2%pour la malnutrition sévère » a déclaré Mamadou Diop, directeur pays d’Action contre la faim.
L’ONG pointe du doigt les différents conflits persistants au Mali depuis 2012, comme causes principales les crises alimentaires et nutritionnelles sévères, poussant les populations à fuir. Ce qui amplifie leur incapacité à satisfaire leurs besoins essentiels. Au niveau national, selon l’ONU entre juin 2023 et mai 2024, environ 1,5 million d’enfants souffrant de malnutrition aiguë au Mali.
L’insécurité alimentaire, l’accès limité aux soins de santé, la pauvreté, les déplacements forcés et le manque de sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles exacerbent la malnutrition, aggravée par la période de soudure où les réserves alimentaires sont au plus bas.
La Rédaction

