Des pluies torrentielles s’abattent sur la région, provoquant des inondations catastrophiques qui ont déjà coûté la vie à plus de 570 personnes au Tchad depuis le début de juillet. À la périphérie ouest de N’Djamena, la capitale tchadienne, deux fleuves — le Chari et le Logone — se rejoignent, et leur niveau d’eau a atteint des sommets alarmants, culminant à 8,18 mètres, comparativement à 7,16 mètres l’année précédente.
Les conséquences sont tragiques et s’étendent jusqu’au nord du Cameroun, où la région de Yagoua a récemment déploré la perte de huit vies en raison de trois incidents distincts liés à des tentatives de navigation sur le Logone en crue. Le premier drame s’est produit lorsqu’une pirogue, reliant Bonghor au Tchad à Yagoua, a chaviré à environ 18 kilomètres de sa destination, en raison des conditions maritimes périlleuses. Antoine Ngana, maire adjoint de Yagoua, a déclaré à The Continent : « Les pluies étaient particulièrement intenses, accompagnées de vents violents. »
Parmi les victimes retrouvées, une femme tchadienne voyageait pour prêter main-forte à sa grand-mère lors des récoltes. Un autre incident a vu un garçon de 17 ans se noyer en tentant de traverser à la nage un affluent en crue, le Danay. Dans un troisième cas, une embarcation transportant sept passagers a chaviré après avoir été dérangée par un hippopotame, causant la mort de deux personnes, tandis que cinq autres ont été secourues.
Plus au nord, là où le Logone rejoint le Chari avant de se jeter dans le lac Tchad, les communautés locales vivent dans la crainte d’une montée continue des eaux. Des quartiers de N’Djamena, proches de cette confluence, ont été submergés, forçant de nombreuses familles à se réfugier dans des abris de fortune construits avec des branches d’arbres et des sacs de riz. Actuellement, près de 1,9 million de personnes sont touchées par cette crise humanitaire dans les deux pays, témoignant d’une situation préoccupante qui nécessite une attention urgente.
La Rédaction

