Malgré le rôle stratégique de l’élevage porcin pour renforcer les moyens de subsistance de millions d’Africains, ce secteur fait face à de multiples défis, notamment financiers et sanitaires. Parmi eux, la peste porcine africaine (PPA) constitue une menace majeure, capable de décimer des troupeaux entiers et de fragiliser les économies locales.
À Lomé, des experts africains se réunissent dans le cadre de la 5ᵉ réunion du Groupe Permanent d’Experts (GPE) sur la PPA, couplée à un atelier régional consacré à la coordination, au partenariat et à la mobilisation de ressources pour mettre en œuvre la stratégie continentale de lutte contre cette maladie.
« La peste porcine africaine compromet la sécurité alimentaire, l’économie rurale et les moyens de subsistance. Son impact sur les producteurs et les communautés est considérable », alerte Hiver Boussini, chef de l’unité santé animale au Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine. Il souligne la nécessité d’une action coordonnée et scientifique, car aucun pays ou institution ne peut affronter ce fléau seul.
Les experts identifient quatre axes essentiels pour freiner la propagation de la PPA en Afrique :
1. Renforcement des partenariats : collaborer avec la FAO, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et d’autres acteurs internationaux pour mutualiser les ressources disponibles.
2. Mobilisation financière : sécuriser les financements auprès des gouvernements, bailleurs de fonds et secteur privé pour soutenir la stratégie de contrôle de la PPA.
3. Renforcement des capacités : former les services vétérinaires, les producteurs et les parties prenantes pour mieux prévenir, détecter et gérer les épidémies.
4. Soutien à la recherche et développement : encourager l’innovation dans le diagnostic, les vaccins et autres outils de lutte contre la PPA.
« La responsabilité collective est immense. La lutte contre la PPA ne sera efficace que si elle repose sur une approche intégrée et coordonnée. Le rôle du Groupe Permanent d’Experts est central pour harmoniser les stratégies et soutenir la mise en œuvre du cadre mondial de contrôle progressif de la PPA », ajoute Konlani Dindiongue, représentant du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage.
À ce jour, aucun vaccin ou traitement sûr n’existe contre la peste porcine africaine. Le développement d’un vaccin destiné à une vaccination de masse des porcs représente donc un espoir crucial pour freiner la propagation de cette maladie dévastatrice.
La Rédaction

