Le 6 août dernier, une délégation de Rosatom, le géant russe du nucléaire, a entamé une visite de quatre jours au Burkina Faso. Cette visite fait suite à la signature en octobre 2023 à Moscou d’un accord pour la construction d’une centrale nucléaire entre le Burkina et la Russie.
« La délégation de Rosatom est venue échanger sur des aspects techniques permettant de jeter tous les préalables nécessaires pour mettre en œuvre et démarrer la construction de cette centrale », a déclaré le ministre de l’Énergie burkinabé, Yacouba Zabré Gouba, à l’issue d’une séance de travail. « Nous fondons beaucoup d’espoir sur cette visite qui va permettre de toucher du doigt les réalités sur les questions d’énergie, mais également sur d’autres aspects qui vont concerner d’autres ministères, dont la santé, l’enseignement supérieur, l’agriculture et l’environnement » a-t-il précisé.
« Nous allons tout faire pour exécuter le plus rapidement possible les travaux d’installation de la centrale nucléaire », a déclaré Alexander Renev, ingénieur en chef de Rosatom, sans préciser de date. L’un des points majeurs qui seront abordés au cours de cette visite est le lieu de l’installation de la centrale en tenant compte de la sécurité. Le pays est en effet en proie à des attaques orchestrées par des groupes terroristes. Les discussions s’achèveront ce vendredi.
« Nous voulons, à travers la solution nucléaire, résoudre une bonne fois pour toutes et dans la durée le déficit énergétique que connaît le Burkina », a déclaré Yacouba Zabré Gouba. Le Burkina Faso importe une grande partie de son électricité de la Côte d’Ivoire et du Ghana, pays voisins, et en produit une autre partie localement, principalement par énergie hydroélectrique et solaire. Seul un tiers de la population a actuellement accès à l’énergie.
Même si l’information n’est pas officielle, cette centrale sera probablement alimentée par de l’uranium provenant du Niger. L’électricité produite ne sera pas uniquement destinée au Burkina. Les deux autres pays de l’AES, à savoir le Niger et le Mali, devront, eux aussi, en bénéficier.
La Rédaction

