La justice internationale a franchi une nouvelle étape mercredi avec la première comparution de Khaled Mohamed Ali El Hishri devant la Cour pénale internationale (CPI). Ce Libyen de 47 ans est suspecté de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis lorsqu’il dirigeait la prison de Mitiga, en Libye, entre 2015 et 2020.
Selon les chefs d’accusation présentés lors de l’audience, El Hishri aurait supervisé ou ordonné des actes de violence extrême contre les détenus, incluant le meurtre d’une personne ainsi que la torture et le viol d’autres prisonniers. L’accusé n’était pas tenu de plaider lors de cette audience préliminaire, qui avait pour objectif de présenter formellement les charges et de confirmer l’identité de l’accusé.
Dès cette première comparution, El Hishri a demandé une libération provisoire, une requête qui sera examinée par la Cour. Les juges ont fixé au 19 mai le début de la phase de confirmation des charges, étape cruciale où la CPI décidera si les preuves présentées par l’accusation justifient l’ouverture d’un procès.
El Hishri avait été arrêté en juillet dernier en Allemagne sur la base d’un mandat d’arrêt scellé émis par la CPI. Il a été transféré aux Pays-Bas lundi, où se situe le siège de la Cour.
Cette affaire met une fois de plus en lumière les violences perpétrées dans certaines prisons libyennes, alors que le pays continue de lutter contre l’impunité et les violations graves des droits humains.
La Rédaction

