Le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu ce mardi une délégation de haut niveau de la Banque mondiale, marquant une étape déterminante dans l’intensification des relations économiques entre Lomé et l’institution internationale. Au cœur de cette réunion figuraient trois personnalités clés de la Banque mondiale : Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ; Indermit Gill, économiste en chef et premier vice-président du pôle Développement ; ainsi qu’Ethiopis Tafara, vice-président de la Société financière internationale (IFC) pour l’Afrique.
Un dialogue orienté vers l’action
Loin des échanges protocolaires, les discussions ont mis l’accent sur des initiatives concrètes. Trois axes majeurs ont été abordés : la transformation numérique, l’agriculture résiliente face au changement climatique et le développement d’infrastructures connectées. Le Togo, dont les réformes économiques récentes sont saluées par ses partenaires, ambitionne de s’insérer plus activement dans les chaînes de valeur régionales. Une dynamique que la Banque mondiale souhaite accompagner.
Indermit Gill a souligné l’importance de nouer des « partenariats innovants » pour faire face aux défis démographiques et climatiques de l’Afrique de l’Ouest. Ethiopis Tafara a, de son côté, insisté sur le rôle moteur du secteur privé, via l’IFC, dans le financement de l’entrepreneuriat et des énergies renouvelables — deux secteurs dans lesquels le Togo aspire à devenir un modèle de référence.
Une visite à forte portée symbolique dans un contexte régional instable
Cette rencontre intervient dans un climat régional marqué par de multiples tensions sécuritaires et économiques. La présence simultanée de trois vice-présidents de la Banque mondiale à Lomé illustre l’intérêt croissant de l’institution pour les États perçus comme stables et engagés dans des réformes structurelles, à l’image du Togo.
D’après des sources proches du dossier, plusieurs annonces sont attendues concernant de nouveaux programmes liés à la formation professionnelle et à la connectivité rurale. Ces initiatives devraient s’inscrire dans le cadre du plan national « Togo 2030 ».
Une ambition claire : faire du Togo un pôle de solutions durables
Ce renforcement de la coopération témoigne de la volonté du gouvernement togolais de positionner le pays comme un laboratoire de politiques publiques innovantes pour l’Afrique, tout en consolidant son rôle dans les dynamiques régionales, notamment au sein de la CEDEAO.
La Rédaction

