La saison agricole de 2025 dans le sud du Togo s’annonce particulièrement complexe et réduite en durée. Les régions du Maritime et des Plateaux devraient connaître un démarrage tardif des pluies, suivi d’une fin de saison plus précoce que d’habitude. Bien que certaines zones comme Tsévié, Agbéloubvé et Assahou aient déjà enregistré quelques précipitations, celles-ci demeurent insuffisantes pour permettre le lancement des activités agricoles dans des conditions optimales.
Les agriculteurs, en particulier ceux de la région du Grand Lomé, devront patienter avant de pouvoir entamer les préparatifs de leurs champs. Selon le Dr Latifou Issaou, Directeur général de l’Agence Nationale de Météorologie du Togo (ANAMET), les pluies actuelles ne sont pas encore assez abondantes pour justifier le début des travaux champêtres. “Dans le Grand Lomé, nous n’avons pas encore observé de pluies significatives permettant aux agriculteurs, surtout ceux disposant de petites superficies, de commencer les préparations. Cette année, la patience et la vigilance seront de mise”, explique-t-il.
Les prévisions météorologiques récentes indiquent que la saison des pluies dans le sud du Togo sera non seulement tardive, mais aussi plus courte que d’ordinaire. En outre, des périodes de sécheresse, pouvant durer de 5 à 10 jours, sont attendues en début et en fin de saison. Ces épisodes de stress hydrique risquent d’affecter la croissance des cultures et d’impactez les rendements agricoles. “Ces poches de sécheresse risquent de créer des conditions difficiles pour les plantes, d’où l’importance pour les agriculteurs de rester vigilants afin d’éviter de revivre les difficultés de l’année dernière”, avertit le Dr Latifou.
Face à ces défis climatiques, les agriculteurs sont encouragés à adapter leurs pratiques pour minimiser les impacts négatifs sur leurs récoltes. Une attention particulière doit être portée à la gestion de l’eau et au choix des cultures afin de maximiser les rendements malgré une saison plus courte et incertaine. La résilience et l’adaptation rapide aux variations climatiques seront essentielles pour assurer une production agricole viable en 2025.
La Rédaction

