À quelques jours des élections municipales prévues pour le 17 juillet 2025, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) hausse le ton. Francis Pedro Amuzun, deuxième secrétaire général du parti, a lancé un appel solennel à l’endroit des Togolais : il faut « défendre par les urnes ce qu’il reste d’espace démocratique » dans le pays.
« Ne pas voter, c’est céder du terrain »
Dans une déclaration publique ce 11 juillet, Francis Pedro Amuzun a pointé du doigt les dangers d’une démobilisation citoyenne dans un contexte politique tendu. Selon lui, s’abstenir aujourd’hui reviendrait à abandonner toute possibilité d’alternance locale, en livrant les mairies à des listes soutenues par le pouvoir en place.
« Si on laisse tout tomber, il ne restera plus rien », a-t-il insisté, en référence à la marginalisation progressive des espaces d’expression politique depuis la révision constitutionnelle de 2024. Face à une opposition souvent fragmentée et à un climat de peur entretenu par les récentes arrestations d’activistes, l’ANC entend jouer la carte du vote comme levier de résistance pacifique.
Un meeting décisif avec Jean-Pierre Fabre
Dans cette dynamique, un rassemblement citoyen a été organisé ce même jour à 14 h au Jardin public de Hanoukopé, avec la participation de Jean-Pierre Fabre, président de l’ANC et candidat à la mairie du Golfe 4. L’événement visait à relancer l’enthousiasme autour du scrutin, dans une atmosphère plus marquée par la prudence que par la ferveur électorale.
L’enjeu : préserver les communes autonomes
Pour le parti, il ne s’agit pas simplement de gagner des sièges municipaux, mais de préserver une autonomie locale susceptible de peser dans la balance politique nationale. Dans une configuration où l’exécutif concentre la quasi-totalité des pouvoirs, l’échelon communal représente une dernière frontière démocratique.
La Rédaction

