Cette semaine, le projet de loi sur les technologies de procréation assistée, qui vise à encadrer la gestation pour autrui (GPA) au Kenya, a été examiné par la commission parlementaire sur la santé. Cependant, les débats restent en suspens en raison de l’opposition de certains parlementaires et des controverses autour de l’accès au planning familial. En l’absence de réglementation claire, les mères porteuses, souvent choisies parmi les femmes pauvres et célibataires, continuent de faire face à l’exploitation par des entreprises de GPA.
Le projet de loi vise à encadrer la GPA en imposant des restrictions comme limiter le nombre de gestations à trois par femme et imposer une période de deux ans entre chaque grossesse. Actuellement, la GPA est régulée par des contrats de droit privé, laissant les mères porteuses vulnérables à l’exploitation. Les entreprises de GPA choisissent souvent des femmes pauvres et célibataires pour éviter le contrôle de l’entourage familial.
Pour mieux réguler la gestation pour autrui (GPA) au Kenya et protéger les mères porteuses de l’exploitation, il serait crucial d’adopter une législation stricte et détaillée. Cette législation devrait inclure la création d’organismes de régulation spécifiques pour surveiller les pratiques de GPA et garantir le respect des lois et normes éthiques par toutes les parties concernées.
En 2019, un premier projet de loi avait échoué en raison de l’opposition des députés et des associations religieuses, qui le jugeaient favorable à l’avortement. Le texte a été réintroduit en 2022 avec des modifications pour répondre à certaines préoccupations. Cependant, la situation reste inchangée, principalement en raison de la résistance persistante liée à la question de l’accès au planning familial.
Enfin, il est important de lutter contre ces stigmates sociaux et religieux qui entourent la GPA, pour créer un environnement où les mères porteuses peuvent opérer sans discrimination ni marginalisation.
La Rédaction

