La Conférence de la Jeunesse arabo-africaine, tenue récemment à Kampala, a tourné à l’incident diplomatique après une tentative de la délégation algérienne d’imposer la présence de représentants du mouvement séparatiste du Polisario. Une démarche immédiatement bloquée par la majorité des participants.
Selon plusieurs sources, les délégués algériens ont cherché à inclure dans leur équipe des membres du Polisario, déclenchant une réaction ferme des représentants marocains. Ces derniers, issus notamment des jeunesses de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti de l’Istiqlal, ont rappelé que le Conseil de la Jeunesse arabo-africaine n’admet que des États souverains et reconnus par les Nations unies.
Le président du Conseil a tranché sans équivoque : la participation du mouvement séparatiste n’a pas été validée. Cette décision, approuvée par 47 délégations arabo-africaines, a mis fin à la tentative d’Alger et confirmé le rejet collectif de toute instrumentalisation politique.
Cet épisode rappelle d’autres initiatives similaires, comme lors du Sommet nippo-africain TICAD à Tokyo, où le Japon avait dû rappeler qu’il ne reconnaît pas la prétendue « République sahraouie ».
À Kampala, la réaction unanime des délégations arabes et africaines a permis de réaffirmer la neutralité du Conseil et de ramener les échanges sur les véritables enjeux : la coopération et la solidarité entre les jeunesses des deux continents.
Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle déconvenue diplomatique illustre l’isolement croissant de l’Algérie, dont les efforts pour donner une visibilité internationale au Polisario se heurtent désormais à un refus clair et massif.
La Rédaction

