Après sa suspension qui date de Janvier dernier, Jacob Zuma ex président du congrès national africain (ANC) est désormais exclu dudit congrès pour des raisons de violation des statuts de l’ANC.
Accusé d’avoir violé les dispositions que prévoient les statuts de l’ANC en faisant campagne pour un parti rival, l’ex leader de l’ANC est présumé avoir porté atteinte à l’intégrité et à la réputation du congrès. Sa conduite est inconciliable avec l’esprit de la discipline organisationnelle et la constitution de l’ANC », a expliqué Fikile Mbalula, secrétaire général du parti.
Décembre dernier marque les débuts de Jacob Zuma au sein de l’utMkhonto We Sizwe, un parti qu’il a rejoint en dehors de son parti initial l’ANC qu’il présidait.
Devenue la troisième force politique du pays lors des élections générales du mois de mai dernier, l’utMkhonto We Sizwe (MK) rivalise avec l’ANC à qui il a fait perdre la majorité absolue pour la première fois de l’histoire en obtenant 14,5% des voix contre 40%.
Malgré la suspension de l’ex-leader au sein du parti, il fait campagne pour son nouveau parti qu’il dirige tout en restant membre de l’ANC.
Ayant dirigé l’Afrique du Sud entre 2009 et 2018, Jacob Zuma a également été le vétéran qui a rejoint l’ANC en 1958 juste avant que le parti ne soit banni par l’apartheid. Il fut un ancien combattant pour la liberté et a même été emprisonné pendant 10 ans au même endroit que Nelson Mandela sur l’île de Robben Island. Suite à des affaires de corruption auxquelles il a été rattaché et qui ont discrédité son parti, ce dernier afin de s’en débarrasser l’avait déjà forcé à quitter la présidence en 2018.
Cette exclusion marque une phase importante dans la carrière politique de Zuma qui a été une figure centrale voire importante de l’ANC pendant des décennies.

