L’Iran a exprimé une position plus ferme face aux déclarations du président américain Donald Trump concernant son programme nucléaire et la question palestinienne. Le président Trump a exigé un contrôle strict sur le programme nucléaire iranien pour empêcher l’Iran de développer des armes atomiques. Il a également rejeté l’idée de permettre le transfert de populations palestiniennes de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie, une position que l’Iran a vigoureusement contestée.
Lors d’un entretien avec la chaîne britannique SkyNews, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que l’Iran était prêt à examiner les propositions américaines sur le nucléaire, mais a insisté sur la nécessité de concessions substantielles de la part des États-Unis pour parvenir à un accord. La veille, un vice-ministre iranien des Affaires étrangères avait déjà exprimé des doutes quant à la possibilité d’un accord avec Washington sur cette question, notamment après les pressions exercées par Trump, qui exige des concessions iraniennes pour entamer de nouvelles négociations.
Les États-Unis et leurs alliés occidentaux accusent l’Iran d’avoir accéléré son programme nucléaire, ce qui va à l’encontre de l’accord de 2015 conclu avec les grandes puissances.
Sur la scène régionale, le ministre iranien a pris une position radicale contre les propositions de Trump, notamment l’idée de transférer les Palestiniens de Gaza. “Les Palestiniens ne peuvent pas être expulsés. J’ai une autre suggestion : essayez d’expulser les Israéliens. Envoyez-les au Groenland, et vous aurez résolu deux problèmes en même temps”, a-t-il déclaré.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a également fermement rejeté la proposition de Trump de déplacer les Palestiniens, soulignant que Gaza était leur “patrie”. Il a ajouté que la coercition politique et les manipulations démographiques ne réussiraient pas à forcer les Palestiniens à quitter leur terre.
Alors que l’économie iranienne souffre d’une dégradation constante, avec une inflation galopante et une montée des prix, les autorités iraniennes semblent prêtes à s’opposer frontalement à la pression croissante exercée par l’administration Trump, dans un contexte de tensions géopolitiques de plus en plus marquées.
La Rédaction

