Un projet emblématique pour l’Éthiopie
Ce mardi 9 septembre 2025, l’Éthiopie célèbre l’inauguration officielle du Grand Barrage de la Renaissance (GERD), le plus grand projet hydroélectrique d’Afrique. Avec une capacité installée de 5 150 MW et une production annuelle estimée à 15 760 GWh, le barrage vise à répondre aux besoins énergétiques nationaux et à exporter de l’électricité vers les pays voisins.
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Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que le GERD représente « un symbole de développement, d’unité et de travail collectif ». Il a également insisté sur le rôle des infrastructures modernes et des systèmes automatisés du barrage, ainsi que sur l’importance de la coopération régionale.
Des tensions persistantes avec l’Égypte et le Soudan
Malgré la réussite technique du projet, l’inauguration intervient dans un contexte de tensions régionales. L’Égypte et le Soudan craignent que le remplissage et l’exploitation du barrage ne réduisent leurs parts du Nil, vital pour l’agriculture et l’eau potable.
L’Éthiopie rejette ces inquiétudes et appelle à la coopération. Le Premier ministre affirme que « le barrage d’Assouan n’a jamais perdu un seul litre d’eau à cause du GERD » et invite les pays du bassin du Nil à considérer le projet comme une opportunité partagée.
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Une opportunité énergétique pour l’Afrique de l’Est
Le GERD devrait fournir de l’électricité à plus de 100 millions d’Éthiopiens et contribuer à renforcer la sécurité énergétique de l’Afrique de l’Est. Le projet s’inscrit dans une stratégie de développement visant à transformer l’Éthiopie en économie à revenu intermédiaire, tout en promouvant les énergies renouvelables sur le continent.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a rappelé que « la réussite du GERD repose sur la coopération, la coordination des équipes et l’implication de tous, y compris les jeunes ».
La Rédaction

