Des rapports récents indiquent que les eaux du Nil Bleu au Soudan ont reculé à des niveaux jamais enregistrés après que l’Éthiopie a achevé le remplissage du Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), dont l’inauguration est prévue à la mi-septembre. Cette situation inquiète les autorités soudanaises, qui dépendent du Nil Bleu pour l’irrigation, l’eau potable et la production d’électricité.Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa Geleta, a annoncé l’achèvement de toutes les étapes de construction et de remplissage, promettant une célébration nationale pour l’inauguration du barrage. Il a souligné que le GERD est conçu comme un « outil de coopération, d’échange de bénéfices et de résolution des différends » et non comme une source de conflit, malgré les tensions persistantes avec certains acteurs au Soudan, en Égypte et dans d’autres pays du bassin du Nil.À lire aussi : Le barrage éthiopien de la Renaissance. Un fleuve, trois nations, et des tensions persistantesLes experts hydrologues soulignent que le remplissage du barrage pourrait entraîner des fluctuations saisonnières de l’écoulement du Nil Bleu, affectant directement les communautés agricoles soudanaises. Le gouvernement soudanais examine actuellement des mesures d’adaptation pour sécuriser l’approvisionnement en eau et minimiser les impacts sur l’agriculture et l’électricité locale.Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, avait auparavant affirmé que le barrage n’avait pas affecté le barrage d’Assouan en Égypte, ni entraîné de perte d’eau mesurable. Il a réaffirmé que le développement de l’Éthiopie ne se ferait pas au détriment de ses voisins, insistant sur le dialogue et la coopération régionale pour résoudre tout différend.
La Rédaction

