À partir du 10 novembre 2024, un nouveau système de contrôle aux frontières sera mis en place pour les voyageurs en provenance des pays non membres de l’Union européenne, dont ceux d’Afrique. Le tamponnage manuel des passeports, bien connu des voyageurs, sera remplacé par un système électronique de contrôle, le système d’entrée/sortie appelé Entry/Exit System (EES).
Comment fonctionne le nouveau système ?
Le système EES sera obligatoire pour les voyageurs venant de pays non européens. À leur arrivée dans les aéroports, gares ou points de passage terrestre, les voyageurs devront scanner leur passeport ou leurs documents de voyage sur des bornes électroniques en libre-service. Le système collectera leurs informations personnelles telles que le nom, les données biométriques (empreintes digitales et scans faciaux), ainsi que la date et le lieu d’entrée et de sortie. Ce contrôle sera mis à jour tous les trois ans pour une vérification accrue des documents et de l’identité des voyageurs.
Un dispositif pour renforcer la sécurité
L’objectif principal de cette nouvelle mesure est de mieux contrôler l’immigration irrégulière en Europe. Le système EES permettra de repérer les personnes qui dépassent la durée de séjour autorisée et de mieux lutter contre l’utilisation de faux documents. Selon la commissaire européenne Ylva Johansson, « avec l’EES, nous pourrons identifier les personnes entrant et sortant de l’espace Schengen, tout en vérifiant si elles respectent la durée légale de séjour ». Ce système est également conçu pour dissuader les activités criminelles telles que l’utilisation de faux passeports par des individus malveillants.
Les impacts potentiels pour les voyageurs africains
Certains experts craignent que la mise en place de ce système entraîne des retards, notamment en raison des nouvelles procédures d’enregistrement. Les voyageurs africains, comme ceux du Royaume-Uni et d’autres pays hors UE, pourraient ainsi faire face à des files d’attente plus longues, ce qui inquiète particulièrement les acteurs du secteur touristique. Au Royaume-Uni, des mesures ont été prévues pour faciliter le passage des véhicules et minimiser les retards, mais il reste à voir si des dispositifs similaires seront adoptés pour les voyageurs d’Afrique.
Ce qu’il faut retenir :
- Dès le 10 novembre 2024, le tamponnage manuel des passeports sera remplacé par un contrôle électronique pour les voyageurs non européens.
- Le nouveau système vise à renforcer la lutte contre l’immigration illégale et l’usage de faux documents.
- Des retards sont anticipés dans les aéroports, notamment pour les passagers venant de pays non membres de l’UE, dont ceux d’Afrique.
Cette réforme marque un tournant dans la gestion des frontières européennes et pourrait impacter de manière significative les voyageurs venant du continent africain.
La Rédaction

