Le président du Conseil présidentiel de transition, Leslie Voltaire, a réitéré la demande de remboursement de la dette de l’indépendance à la France, lors de son discours prononcé le 1er janvier 2025, à l’occasion du 221e anniversaire de l’indépendance d’Haïti. Cette dette, contractée par le pays au lendemain de sa libération du joug colonial en 1804, représente un montant que la France avait exigé pour compenser la perte de son territoire.
Dans un contexte marqué par l’insécurité générée par les gangs armés et les défis économiques, les autorités haïtiennes se sont engagées à restaurer la paix et à organiser des élections libres au cours de l’année. Mais c’est aussi l’occasion pour Voltaire de rappeler la revendication historique du pays à l’égard de la France, ancienne colonisatrice, concernant cette dette de l’indépendance, qui, selon lui, continue d’entraver le développement d’Haïti.
Le président du Conseil présidentiel a exprimé une colère profonde, qualifiant la situation d’« injustice inqualifiable » et d’une « meurtrissure » persistante dans la mémoire nationale. Il a ajouté que les paiements effectués par Haïti au XIXe siècle, pour solder cette dette, ont gravement compromis les chances de prospérité du pays. Voltaire a également souligné que cette demande n’est pas seulement un acte de revendication, mais une nécessité pour permettre à Haïti de tourner la page de son passé et retrouver la voie du développement, tout en demandant réparation pour les souffrances liées à l’esclavage, reconnu comme crime contre l’humanité.
Selon une étude du New York Times, le montant total de ces paiements, ajusté à l’inflation actuelle, avoisinerait les 520 millions d’euros.
La Rédaction

