La situation au Liban semble de plus en plus ingérable. Bien que le 26 janvier 2025, une trêve de 60 jours entre Israël et le Hezbollah ait été prolongée, l’espoir d’une paix durable semble une illusion. Le Hezbollah, maître incontesté du Liban-Sud, continue de maintenir une emprise sur la région, manipulant l’opinion publique tout en exacerbant les tensions internes. Derrière la façade de la résistance et des parades de soutien, la réalité d’un pays dévasté par le chaos et les divisions est bien plus inquiétante.
Le 26 janvier, alors que les déplacés tentaient de regagner leurs villages après la trêve, le Hezbollah a orchestré un défilé spectaculaire. Des convois de véhicules arborant fièrement les drapeaux jaunes de l’organisation traversaient des villes comme Maroun al-Ras et Kfar Kila, à quelques mètres des positions israéliennes. À Bint Jbeil, fief historique du groupe, des militants distribuaient des portraits de Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, et des vivres aux civils déplacés. Cette mise en scène, qui visait à renforcer la popularité de l’organisation, s’est heurtée à une réalité tragique : les tirs israéliens ont frappé les civils de Houla et Kfarkila, tuant 22 personnes et blessant 124 autres. Une démonstration qui a révélé l’inefficacité d’une stratégie basée sur la provocation et l’escalade.
Le Hezbollah, tout en se présentant comme le défenseur de la souveraineté libanaise, semble plus soucieux de nourrir son propre pouvoir que de trouver une issue pacifique au conflit. Le retrait partiel de l’armée israélienne a tourné au fiasco, car le groupe chiite ne montre aucune volonté de désarmer ou de se soumettre à l’autorité de l’État libanais. Plutôt que de chercher à résoudre le conflit, le Hezbollah semble se délecter de la violence qu’il engendre. Les Libanais sont de plus en plus frustrés par cette situation, témoignant de la manière dont l’organisation transforme le pays en un champ de ruines tout en prétendant avoir remporté une victoire.
À Beyrouth, le Premier ministre sortant Najib Mikati et son successeur désigné Nawaf Salam sont paralysés par le pouvoir d’influence du Hezbollah, qui semble préférer le chaos au fonctionnement démocratique. L’unité nationale semble hors de portée, alors que le pays sombre dans une crise politique, économique et sociale sans précédent. Au Liban-Sud, la tension monte. Des affrontements ont éclaté entre partisans du Hezbollah et des habitants de la région, souvent exacerbés par les provocations de l’organisation. Les convois motorisés, saluant la prétendue “victoire” de la résistance, ne font qu’envenimer la situation. Au lieu de pacifier la région, ils attisent la haine et les divisions communautaires, rappelant les pires heures de la guerre civile libanaise.
Le Hezbollah, en manipulant les peurs et en exacerbant les rancœurs, tire parti de la division qui gangrène le pays. Ses tentatives de jouer les rôles de médiateur et de négociateur tout en poursuivant sa stratégie de violence marquent la duplicité de l’organisation. Derrière l’étiquette de “résistance”, se cache une machine de destruction qui profite du chaos pour renforcer son pouvoir. Pour de nombreux Libanais, il est désormais clair que le Hezbollah n’est plus une force de résistance, mais une organisation qui prospère sur le malheur de son propre peuple.
Avec la prolongation de la trêve jusqu’au 18 février, l’avenir du Liban reste incertain. Si cette pause offre un sursis, elle ne résout pas les causes profondes du conflit. Le Liban se trouve à un carrefour décisif : le pays peut-il se libérer de l’emprise du Hezbollah et reconstruire un avenir de paix et de prospérité, ou continuera-t-il à se consumer dans la spirale de la violence et de la division ? Une chose est certaine : tant que le Hezbollah continuera à jouer les maîtres du Liban, l’espoir d’une stabilité durable restera hors de portée.
La Rédaction

