L’alerte solennelle du Secrétaire général face à l’escalade des violences
À la tribune de l’Assemblée générale, António Guterres a sonné l’alarme. Mercredi, lors de la 80ᵉ séance plénière de l’ONU, le Secrétaire général a dénoncé une multiplication sans précédent des conflits armés, évoquant un sombre record : « Nous assistons au nombre le plus élevé de conflits armés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».
Ce discours, tenu à l’occasion du 20ᵉ anniversaire du principe de la « Responsabilité de protéger » (R2P), avait un ton grave. Adoptée en 2005 par les Nations unies, la R2P oblige les États à protéger leur population contre les génocides, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité. Deux décennies plus tard, António Guterres dresse un constat amer : cette promesse demeure largement inachevée.
« La responsabilité de protéger reste une nécessité urgente, un impératif moral et une promesse non tenue », a-t-il martelé, exhortant les États membres à raviver leur engagement. Pour le chef de l’ONU, la protection des civils ne peut être une option diplomatique, mais doit devenir une norme universelle et systématique.
Son appel résonne dans un monde fragmenté, où les conflits se multiplient du Moyen-Orient à l’Afrique, de l’Europe de l’Est à l’Asie. Alors que les institutions multilatérales sont mises à l’épreuve, Guterres plaide pour un sursaut collectif : « Approfondissons notre engagement. Renforçons notre coopération. Et faisons de la prévention des atrocités une pratique permanente. »
La Rédaction

