Lors de la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU, le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a réaffirmé avec fermeté la souveraineté économique de son pays, dans un contexte de relations tendues avec la France depuis septembre 2022.
Récemment, à New York, lors d’une rencontre avec la communauté burkinabè vivant aux États-Unis, le Premier ministre a été sans ambiguïté : « Tout ce que nous voulons, c’est qu’on nous laisse tranquilles. Nous ne voulons rien, nous ne voulons pas d’aide », a-t-il déclaré en évoquant un échange avec un diplomate français. Il a précisé que la dénonciation des accords de non-double imposition avec la France, signés en 1965 et dénoncés en août 2023, a permis au Burkina Faso de mobiliser plus de ressources qu’auparavant grâce aux aides et subventions françaises.
Rimtalba Ouédraogo a insisté sur la capacité du pays et de sa diaspora à construire et financer son développement national : « Pour peu que nous nous mobilisions et restions solidaires, ceux qui nous considéraient comme une province ou des sous-hommes comprendront que c’est définitivement fini. »
Le Premier ministre a également souligné les avancées sur plusieurs fronts nationaux : sécurisation du territoire, reconquête des zones affectées par l’insécurité, développement agricole avec une production prévue de plus de 7 millions de tonnes de céréales pour 2025, ainsi que le renforcement de l’éducation, de la santé et des infrastructures.
Cette déclaration illustre la volonté du Burkina Faso de s’affirmer comme un acteur souverain et indépendant, capable de se passer de l’assistance extérieure pour consolider son développement économique et social.
La Rédaction

