Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a confirmé que des élections présidentielles et législatives se tiendront avant la fin de l’année 2025. L’annonce a été faite en conférence de presse, peu après l’adoption de la nouvelle Constitution, approuvée lors du référendum de dimanche.
Selon les chiffres officiels communiqués par le ministre de l’Administration territoriale, 89,38 % des électeurs ont voté en faveur du texte, avec un taux de participation de 86,42 %. Ce résultat, bien qu’inférieur aux 90,06 % de « oui » initialement annoncés, dépasse largement la majorité simple nécessaire à son adoption.
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Cette réforme constitutionnelle ouvre désormais la voie au chef de la junte, Mamady Doumbouya, qui pourra briguer un mandat présidentiel. Cependant, le processus reste contesté. L’opposition dénonce de nombreuses irrégularités et des pressions exercées sur la société civile. Plusieurs ONG de défense des droits humains accusent les autorités d’avoir muselé la presse critique, fait disparaître des opposants et dissous plus de cinquante partis politiques. À quelques semaines du scrutin, trois formations majeures de l’opposition avaient déjà été suspendues.
La tenue des élections générales fin 2025 représente donc un tournant décisif pour l’avenir politique de la Guinée, entre espoirs de retour à un ordre constitutionnel et inquiétudes quant à l’équité du processus électoral.
La Rédaction

