Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a réaffirmé mercredi que des élections présidentielle et législatives « seront programmées cette année ». Il considère le « oui » massif au référendum sur la nouvelle Constitution, tenu dimanche dernier, comme un véritable « mandat de confiance ».
Selon les résultats provisoires, la Constitution a été approuvée par 89 % des électeurs, avec un taux de participation de 86,42 %. Ce texte doit permettre la tenue d’élections visant à mettre fin à la transition engagée depuis le renversement du président Alpha Condé par la junte militaire en 2021. Bien que le Premier ministre n’ait pas précisé de date, il a souligné que ce « mandat de confiance ouvre la voie aux prochaines étapes du processus de retour à l’ordre constitutionnel ».
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Le général Mamadi Doumbouya, chef de la junte au pouvoir, avait déjà annoncé dans ses vœux du Nouvel An que 2025 serait une « année électorale cruciale ». Les missions d’observation de la CEDEAO et de l’Union africaine ont salué le déroulement du scrutin, tout en notant le contexte sensible de l’organisation.
Depuis 2021, Mamadi Doumbouya dirige la Guinée avec une forte mainmise sur les institutions. Plusieurs partis politiques et médias ont été suspendus, les manifestations interdites et réprimées, et de nombreux responsables de l’opposition ou de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou contraints à l’exil. La tenue du référendum permet aux autorités de répondre aux exigences de la communauté internationale et de renouer avec les organisations régionales.
La Rédaction

