Le gouvernement de transition formé à Bissau vacille avant même d’entrer en action. Annoncée ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Catarina Taborda a publiquement refusé d’intégrer l’équipe dirigée par Horta N’Tam, provoquant la première crise interne du nouvel exécutif.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, l’ancienne responsable a affirmé qu’elle « ne fera pas partie du gouvernement », tout en réaffirmant son engagement pour les femmes, les jeunes et les enfants du pays. Son nom figurait pourtant dans le décret de nomination du 29 novembre, aux côtés de 23 ministres et 5 secrétaires d’État.
Ce refus fragilise un gouvernement déjà contesté, installé à la suite du coup d’État survenu avant la proclamation des résultats de la présidentielle. Ilídio Vieira Té, ancien ministre des Finances devenu Premier ministre, doit composer avec une équipe où se mêlent civils et militaires, dans un pays miné par l’instabilité politique depuis des décennies.
La défection de Taborda jette un sérieux doute sur la capacité du pouvoir de transition à fédérer des personnalités crédibles et à instaurer un climat de confiance. À peine formé, l’exécutif doit désormais convaincre qu’il peut gouverner — et non seulement imposer.
La Rédaction

