Le Parlement du Ghana a validé ce mardi un accord crucial de restructuration de la dette publique, portant sur 2,8 milliards de dollars. Cet accord, négocié avec un groupe de 25 créanciers bilatéraux, dont la Chine et la France, constitue une étape décisive pour relancer l’économie du pays, engluée dans une crise historique.
Cette approbation parlementaire ouvre la voie à de nouveaux décaissements du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre d’un programme de soutien financier destiné à stabiliser les finances du pays. Le Ghana, deuxième producteur mondial de cacao, traverse actuellement la pire crise économique de son histoire récente, marquée par une inflation galopante, un effondrement de sa monnaie et une dette publique insoutenable.
L’objectif affiché par les autorités est ambitieux : ramener le ratio dette/PIB à 55 % d’ici 2026 et limiter le service de la dette à moins de 18 % des recettes publiques à partir de 2028. Une trajectoire rigoureuse qui s’inscrit dans les engagements pris auprès du FMI.
L’accord de restructuration s’inscrit également dans le cadre du Cadre commun du G20, un mécanisme multilatéral destiné à offrir un allègement coordonné de la dette aux pays les plus vulnérables.
La Rédaction

