L’économie ghanéenne, avec une augmentation de 6,9 %, a atteint son plus haut niveau de PIB en cinq ans selon les données publiées ce 18 septembre 2024 par le Service national de la Statistique (GSS). Avec un taux de 4,7 % au premier semestre contre 6,9 % au second, ce développement est dû en grande partie aux performances du secteur extractif.
« Le taux de croissance de 6,9 % est le plus élevé depuis le deuxième trimestre de 2019, et il a été largement alimenté par une forte expansion du secteur extractif, tout comme nous l’avons vu au deuxième trimestre de 2019 », a déclaré le statisticien du gouvernement, Samuel Kobina Annim.
Entre le 1er avril et le 30 juin, l’accélération économique grandissante enregistrée s’est expliquée par les performances du secteur industriel qui a progressé de 9,3 %, avec la parité du sous-secteur des mines et des carrières, celui du secteur aurifère qui a augmenté de 23,6 % et des taux de 5,8 et 5,4 % respectivement des secteurs des services et de l’agriculture.
En défaut de paiement depuis 2022 d’un programme d’aide octroyé par le Fonds Monétaire International (FMI), le Ghana se retrouve dans une crise occasionnée par une augmentation du taux de chômage, une hausse des taux d’intérêt. Cela fait ressortir la question de la durabilité de cette croissance économique accélérée.
Selon Lord Mensah, économiste à l’université du Ghana, « Si c’est le secteur de l’or, et l’extraction de carrières qui porte votre croissance et que vous délaissez donc vos réserves d’eau ou autres, cela va revenir vous hanter dans le futur. Pouvez-vous imaginer une croissance économique de 6,9 % par an et un pays qui se retrouve dans une telle situation qu’il doit importer de l’eau ? ».
Il assure que tant que le Ghana sera en défaut de paiement, il sera difficile d’évaluer l’état réel de l’économie.
La Rédaction

