Le Ghana se prépare pour ses élections générales qui auront lieu le 7 décembre. Ces élections détermineront qui succédera à Nana Akufo-Addo, qui a terminé deux mandats. À l’approche de ce scrutin, la diffusion de fausses informations représente un risque important pour la transparence des élections. Pour y faire face, trois organismes de vérification des faits ghanéens « Fact-Checking » ont décidé de s’unir et de former une coalition pour la première fois dans l’histoire du pays.
La Ghana Fact-Checking Coalition regroupe plus de 50 vérificateurs de faits à travers le pays. Cette initiative collabore également avec une centaine de médias qui traduisent les vérifications en langues locales. Kwaku Krobea Asante, l’un des fondateurs de cette coalition, souligne que la désinformation augmente, surtout avec l’accès croissant aux réseaux sociaux.
Pour surveiller les élections efficacement, des salles de crise seront mises en place à Accra et à Tamale du 4 au 11 décembre. Ces espaces permettront aux équipes de suivre et d’identifier les fausses informations qui pourraient surgir avant et pendant le vote. Krobea Asante note que les tensions sont un peu élevées dans le nord du pays, où les deux principaux candidats sont originaires.
La coalition vise à garantir un environnement électoral paisible en fournissant des informations fiables aux électeurs. Les membres s’engagent à produire des rapports clairs et bien documentés pour lutter contre la désinformation.
La Rédaction

