Réunis autour de l’avenir du continent, dirigeants, investisseurs et représentants de la société civile ont achevé les travaux d’Elevate Africa 2026 sur un appel à l’action. À Accra, la jeunesse a revendiqué une place effective dans les décisions économiques et politiques, tandis qu’une déclaration commune fixe de nouvelles ambitions en matière d’intégration, de souveraineté numérique et de développement.
L’avenir de l’Afrique ne peut plus se construire sans ceux qui devront le porter. Ce message s’est imposé à la clôture d’Elevate Africa Annual Convening 2026, organisé les 28 et 29 octobre à Accra, au Ghana. Après deux journées consacrées au leadership, au commerce et à l’innovation, les participants ont adopté une Déclaration d’Accra appelant à renforcer la capacité du continent à définir ses propres priorités.
La rencontre a rassemblé des dirigeants africains, des entrepreneurs, des investisseurs et des représentants de la diaspora autour d’une ambition commune : transformer le potentiel économique et humain de l’Afrique en progrès mesurables.
La jeunesse veut participer au pouvoir de décision
Dans un communiqué présenté par Zahra Ahmed Ajetunmobi, les jeunes délégués ont réclamé un accès plus équitable aux financements, aux marchés et aux institutions.
Leur revendication dépasse la reconnaissance symbolique. Ils souhaitent intervenir dans l’élaboration des politiques publiques et demandent un suivi des engagements pris à leur égard.
Cette exigence traduit une évolution du débat sur le leadership africain : la jeunesse ne veut plus être uniquement présentée comme une promesse pour demain, mais reconnue comme un acteur du présent.
Commerce, culture et souveraineté numérique
La Déclaration d’Accra, document de plus de 90 pages, défend notamment une meilleure application de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la maîtrise africaine des données et le développement d’une gouvernance adaptée à l’intelligence artificielle.
Les industries créatives ont également occupé une place importante dans les échanges. Musique, cinéma, mode et contenus numériques sont envisagés comme des activités économiques dont les créateurs africains doivent pouvoir conserver une plus grande part de la valeur.
Des engagements à suivre au-delà d’Accra
Les participants ont aussi abordé la justice réparatrice, la restitution des biens culturels et la contribution de la diaspora.
La prochaine édition se tiendra à Freetown, en Sierra Leone, en 2027.
Entre-temps, l’enjeu sera de mesurer les suites données aux recommandations d’Accra. Car la capacité de l’Afrique à définir son avenir dépendra moins de la multiplication des déclarations que de l’accès réel de ses populations aux opportunités et aux responsabilités.
La Rédaction

