Les tensions entre les étudiants et la police au Niger ont récemment augmenté, surtout près du Pont Kennedy à Niamey, ce pont permettant à nombreux étudiants d’accéder au campus. Le mardi 15 octobre 2024, la police a commencé à faire des contrôles, demandant aux conducteurs de motos de montrer des papiers comme l’immatriculation et l’assurance. Beaucoup d’étudiants, surtout ceux venant des villages, ne peuvent donc pas fournir ces documents, ce qui provoque des tensions.
Mahamadou Salissou, un étudiant, a exprimé son mécontentement : « Plusieurs camarades ont été arrêtés par la police au premier pont… À cause des plaques, on ne peut pas arrêter nos camarades et ce n’est pas la première fois ». Cette situation a conduit à des arrestations et à la confiscation de motos, ce qui an encore plus frustrer les étudiants.
Les tensions ont rapidement dégénéré et même si les policiers et les étudiants ont essayé de discuter, plusieurs motos ont été saisies et envoyées à la fourrière. Hamani Aziz a dit que la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les étudiants, ce qui a conduit à des évacuations vers l’hôpital : « Beaucoup de nos camarades ont été évacués à l’hôpital. Nous ne savons pas dans quel état ils se trouvent ».
Le Niger serait dans une situation de sécurité tendue, où les autorités renforcent les contrôles en réponse à des menaces d’attaques djihadistes. Il est à rappeler que la police a récemment saisie 602 motos destinées à des groupes armés terroristes.
La Rédaction

