À Gaza, ville soumise à des frappes militaires quotidiennes, la population observe avec inquiétude les déclarations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui évoque la possibilité de « prendre le contrôle » de l’enclave. Malgré la menace, de nombreux habitants choisissent de rester.
Des habitants utilisent les restes de bois d’un vieux meuble pour cuisiner pour leurs familles. Face aux avertissements israéliens, ils refusent de quitter leur domicile : « Ils peuvent menacer autant qu’ils veulent, nous ne bougerons pas. Nous avons déjà connu l’exode et la souffrance. Partir ne ferait qu’aggraver notre peine. Ici est notre place, avec nos enfants. »
À côté d’eux, une ancienne enseignante témoigne de la même détermination après avoir été déplacée à plusieurs reprises : « Nous avons fui les combats à plusieurs occasions. Aujourd’hui, les intentions sont claires : il ne s’agit plus seulement du Hamas, mais de contrôler Gaza et d’éparpiller sa population. Si je pars maintenant, je sais que je ne pourrai jamais revenir. Il faut rester pour protéger notre foyer et notre communauté. »
Elle adresse un message aux négociateurs palestiniens ayant accepté le cessez-le-feu proposé le lundi 18 août : « Un pays sans son peuple n’existe pas. Protégez ceux qui incarnent la cause palestinienne et redonnez-nous l’espoir. Nous tiendrons bon et empêcherons ainsi toute escalade. »
Pour l’instant, Gaza reste sous les bombardements continus de l’armée israélienne, jour et nuit, tandis que ses habitants font preuve d’une détermination sans faille.
La Rédaction

