Vingt ans après les violences sanglantes qui ont ravagé le Darfour, la Cour pénale internationale (CPI) a prononcé lundi la condamnation d’Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman, plus connu sous le nom d’Ali Kushayb, pour son rôle central dans ces crimes.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCR) a rapidement salué cette décision, la qualifiant de reconnaissance historique des souffrances infligées aux victimes. « Les condamnations prononcées par la CPI représentent un pas crucial vers la justice pour les milliers de personnes touchées par ces atrocités et constituent une première forme de réparation longtemps attendue pour elles et leurs familles », a déclaré Seif Magango, porte-parole du HCR.
Ali Kushayb avait été transféré à La Haye en 2020, après sa reddition en République centrafricaine. Son procès, ouvert en avril 2022, avait débuté par un plaidoyer de non-culpabilité, l’accusé niant être Ali Kushayb. Ce point de défense a été rejeté par les juges.
Selon la CPI, l’ex-chef milicien est responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il a activement participé à une campagne sanglante orchestrée avec le soutien du gouvernement soudanais pour écraser les mouvements rebelles dans l’ouest du Darfour, laissant derrière lui un sillage de violence et de souffrance.
Cette condamnation marque une étape symbolique dans la lutte contre l’impunité et envoie un message fort sur la responsabilité individuelle dans les crimes internationaux les plus graves.
La Rédaction

