À Gaza, la guerre et la pénurie de carburant ont transformé un geste quotidien en survie : fouiller dans les décharges pour se procurer du plastique et du papier afin de cuisiner et se réchauffer. Dans cette enclave palestinienne, où les températures hivernales tombent bien en dessous de zéro, les familles n’ont plus accès au bois de chauffage, vendu à prix d’or
À Muwasi, dans la ville de Khan Younis, des dizaines de Palestiniens plongent chaque jour dans les ordures publiques. Parmi eux, Aziz Akel, déplacé de Jabaliya, raconte : « Aujourd’hui, le bois de chauffage coûte environ 7 ou 8 shekels (2 à 3 dollars) et nous n’avons aucun revenu. Ma maison a été détruite, mes enfants ont été blessés et ma situation est désastreuse. Je suis venu ramasser des plastiques pour faire des économies. »
Dans la tente où il vit avec sa femme et leurs six enfants, allumer un feu est devenu un rituel quotidien. Pourtant, l’usage du plastique et du papier pour se chauffer comporte des risques sanitaires importants. Sanaa Salah, épouse d’Aziz, décrit l’angoisse permanente : « Il y a de la fumée et des maladies, mais nous sommes obligés de l’utiliser parce que nous n’avons aucun revenu. Nous le faisons pour vivre, pour manger et pour survivre. Nous n’avons pas de couvertures, pas de vêtements d’hiver. Nous ne dormons pas à cause du froid. »
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) alerte sur les conséquences dramatiques de ces conditions : « Le froid glacial et les pluies récentes constituent une menace directe pour la survie des habitants. »
À Gaza, alors que les infrastructures ont été ravagées par la guerre, la survie quotidienne devient un combat. Les habitants se trouvent pris au piège d’un cercle infernal où le manque de ressources vitales pousse les familles à des choix dangereux pour leur santé, dans un hiver qui ne fait que renforcer leur précarité.
La Rédaction

