Le président américain Donald Trump a ordonné le déploiement immédiat de deux sous-marins nucléaires en réponse à des propos incendiaires du dirigeant russe Dmitri Medvedev. Une démonstration de force qui relance les inquiétudes autour de l’équilibre stratégique mondial.
La tension est montée d’un cran entre Washington et Moscou. En réaction à des menaces voilées de Dmitri Medvedev, ancien président russe et actuel vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, le président Trump a annoncé, le 1er août 2025, l’envoi de deux sous-marins nucléaires américains « dans les zones appropriées ». Une riposte directe à ce qu’il qualifie de « déclarations folles et provocatrices ».
Medvedev avait suggéré, dans un message relayé sur les canaux officiels russes, que la Russie pourrait envisager de fournir des ogives nucléaires à des pays tiers, notamment l’Iran, en cas de prolongation de la « pression occidentale ». Une provocation à peine voilée qui a déclenché la colère de Washington.
Sur sa plateforme Truth Social, Trump a réagi sans détour :
« En raison des déclarations hautement provocatrices de l’ancien président de la Russie […], j’ai ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les régions appropriées, au cas où ces paroles insensées seraient suivies d’actes. Les mots ont du poids, et peuvent entraîner des conséquences imprévues. »
Une stratégie de dissuasion offensive
Cette décision n’est pas isolée. Depuis le début de son second mandat en janvier 2025, Trump affiche une posture plus agressive sur la scène internationale. En matière nucléaire, il avait déjà envisagé une politique similaire en 2022, au plus fort de la guerre en Ukraine. Le positionnement de sous-marins nucléaires dans des zones proches du territoire russe représente une escalade militaire symbolique, mais aussi un message clair à Moscou : la dissuasion américaine reste active et crédible.
Les sous-marins concernés, dont le type n’a pas été précisé, appartiennent probablement à la classe Ohio, capables de transporter jusqu’à 24 missiles balistiques intercontinentaux Trident II D5. Invisibles, mobiles et redoutables, ces bâtiments constituent l’élément le plus imprévisible de la « triade nucléaire » des États-Unis.
Vers la fin du traité New START ?
Cette montée des tensions intervient dans un contexte d’incertitude autour du traité New START, dernier accord bilatéral de limitation des armes nucléaires stratégiques entre les États-Unis et la Russie. Ce traité expire en février 2026. Lors de son premier mandat, Trump avait refusé de prolonger plusieurs traités de contrôle des armements, dont l’INF. Mais en juillet dernier, il affirmait vouloir préserver certaines limites imposées par New START, sans exclure une renégociation.
Le geste de Trump pourrait toutefois rendre tout dialogue futur plus difficile. Les relations russo-américaines se sont fortement dégradées, et les marges de négociation autour des arsenaux nucléaires semblent de plus en plus réduites.
L’ombre d’une escalade mondiale
Ce déploiement militaire américain est scruté avec inquiétude par les chancelleries européennes et asiatiques. Pour les analystes, une militarisation accrue dans les zones stratégiques – notamment l’Arctique et la mer de Barents – augmente le risque d’incident ou de confrontation involontaire. D’autant que la doctrine russe autorise, dans certaines conditions, le recours préventif à l’arme nucléaire.
Les alliés des États-Unis, eux, semblent divisés. Tandis que Londres et Varsovie soutiennent la ligne dure de Washington, Paris et Berlin appellent à la retenue et à la reprise d’un dialogue stratégique. À Pékin, silence radio : la Chine observe sans s’impliquer, mais avec attention.
L’ordre donné par Donald Trump d’envoyer deux sous-marins nucléaires près de la Russie marque un tournant dans sa stratégie de dissuasion. Derrière ce geste spectaculaire se cache un avertissement : les États-Unis n’accepteront aucune menace nucléaire implicite. Mais ce jeu de nerfs nucléaire pourrait s’avérer dangereux si les deux puissances ne retrouvent pas le chemin d’un dialogue stratégique.
La Rédaction

