Michel Ikamba, un Gabonais retraité, se trouve au cœur d’un litige immobilier qui l’oppose à l’ambassade du Bénin. Depuis 2018, il n’a plus accès à sa villa située à Libreville, anciennement occupée par un représentant diplomatique béninois. Malgré ses démarches auprès de cette chancellerie, son recours à la justice gabonaise, et ses appels aux autorités locales pour récupérer les clés de sa maison et obtenir le paiement de plus de 30 millions de francs CFA de loyers impayés, la situation demeure inchangée. Aujourd’hui, Michel Ikamba se tourne vers le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour demander que “sa dignité soit restaurée”.
Un conflit immobilier qui dure
Le litige remonte à 2017, lorsque Michel Ikamba a loué une maison située à Okala à l’ambassade du Bénin. Selon les termes du bail, la propriété devait être libérée si le propriétaire souhaitait en reprendre possession. En 2018, Michel Ikamba, ayant besoin de la maison pour loger son fils de retour d’études, a informé l’ambassade de son intention de récupérer son bien. Cependant, cette demande a rencontré de nombreux obstacles, et ce qui aurait dû être une procédure simple est devenu un véritable parcours du combattant.
Une dette qui dépasse Les 30 Millions de Francs CFA
Malgré une tentative de médiation et un état des lieux initial réalisé en bonne et due forme, la situation a pris une tournure inattendue. L’occupante des lieux, un agent de l’ambassade, n’a pas respecté la date de départ convenue en juillet 2018. Pire, les loyers n’ont pas été payés, entraînant une accumulation d’arriérés de plus de 30 millions de francs CFA. En 2021, Michel Ikamba a porté l’affaire devant les tribunaux, mais la justice gabonaise, invoquant la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques, s’est déclarée incompétente pour trancher ce différend.
Des tentatives de médiation restées sans effet
Après cette décision judiciaire, Michel Ikamba a cherché l’intervention des autorités gabonaises. Il a écrit à plusieurs reprises à la présidence, au ministère des Affaires étrangères, et à d’autres institutions du gouvernement de Transition, sans obtenir de réponse satisfaisante. Même les tentatives de médiation menées par des représentants locaux sont restées vaines. Selon Michel Ikamba, les réponses des responsables béninois ont souvent été désobligeantes, allant jusqu’à ignorer ses demandes de manière explicite.
Une situation qui s’enlise
En dépit de ses efforts pour faire valoir ses droits, Michel Ikamba se retrouve aujourd’hui sans accès à sa propre maison, avec un compteur électrique disparu dans des circonstances troubles, et l’ambassade du Bénin continue de détenir les clés de la propriété. Face à ce blocage persistant, il espère que le président Oligui Nguema, dans son rôle de restaurateur de la dignité nationale, interviendra pour résoudre ce conflit.
Michel Ikamba conclut en appelant à l’aide : “Depuis son arrivée au pouvoir, le président de la Transition a promis de restaurer la dignité du Gabon et de ses citoyens. Je demande simplement à pouvoir jouir de mon bien, sur mon sol, en tant que Gabonais.”
La Rédaction

