Le parquet espagnol a requis quatre ans et neuf mois de prison contre Carlo Ancelotti, accusé d’avoir dissimulé plus d’un million d’euros au fisc entre 2013 et 2015. Une affaire qui s’inscrit dans une longue liste de poursuites judiciaires visant les stars du football, de Lionel Messi à Cristiano Ronaldo. Pourtant, aucun de ces grands noms n’a fini derrière les barreaux. L’entraîneur du Real Madrid pourrait-il être l’exception ?
Un schéma bien connu du football espagnol
D’après l’accusation, Carlo Ancelotti aurait perçu une partie de ses revenus en droits à l’image via une société offshore basée aux Îles Vierges Britanniques. Une méthode déjà employée par de nombreuses figures du football ibérique. “Tous les joueurs le font, Mourinho avait fait ça aussi”, a plaidé l’Italien devant les juges, en référence à son ancien collègue José Mourinho, lui-même condamné à un an de prison avec sursis pour des faits similaires.
Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Luka Modric, Marcelo, Javier Mascherano… Tous ont été rattrapés par la justice espagnole, et tous ont écopé de peines de prison inférieures à deux ans. Une limite clé, car en Espagne, une première condamnation sous ce seuil peut être aménagée sans incarcération.
Une réquisition plus lourde que la moyenne
Ce qui distingue l’affaire Ancelotti des précédentes, c’est la durée de la peine requise : près de cinq ans. Une condamnation ferme à plus de deux ans pourrait théoriquement l’envoyer en prison. Mais un précédent joue en sa faveur : l’affaire Xabi Alonso. L’ancien joueur du Real Madrid avait vu le parquet requérir cinq ans de prison contre lui, avant d’être relaxé en appel.
Autre issue probable : un arrangement financier. Luka Modric, condamné à huit mois de prison en 2018 pour fraude fiscale, avait évité toute peine en réglant une amende de 1,5 million d’euros. Ces arrangements, monnaie courante, permettent souvent d’éviter un long procès.
Une peine de prison improbable
Au vu des affaires précédentes, l’hypothèse d’un Carlo Ancelotti incarcéré semble peu crédible. Si le procès va à son terme, la justice espagnole pourrait soit revoir sa peine à la baisse, soit accepter un règlement financier. Reste à savoir quelle stratégie adoptera l’entraîneur du Real Madrid : la négociation, ou la bataille judiciaire jusqu’au bout.
La Rédaction

