« Nous ne sommes pas venus pour tendre la main ». Ce sont là les mots prononcés par le Premier ministre nigérien Lamine Zeine au nom des pays de l’AES au cours de l’édition 2024 du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC 2024). « Nos pays regorgent de ressources, qu’elles soient humaines ou naturelles. Nous sommes ici pour voir comment ce grand pays, la Chine, peut investir davantage chez nous. Nous venons, totalement décomplexés, vendre ce que nous avons et demander à la Chine de se mettre à la disposition des pays africains », a-t-il ajouté.
Cette déclaration du chef du gouvernement nigérien est en accord avec la posture adoptée par les gouvernements militaires des trois pays composants l’AES qui se sont installés après avoir renversé les régimes civils. Ces derniers ont affirmé, dès les premières heures, leur détermination à défendre la souveraineté de leur pays. C’est au nom de cette vision qu’ils ont coupé le pont avec la France, ancienne puissance coloniale et qu’ils se sont rapprochée des nouveaux partenaires comme l’Iran et la Russie.
Avant l’ouverture du forum, le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, seul chef d’État de l’AES à avoir effectué le déplacement et président en exercice de l’AES, a rencontré les délégations burkinabés et nigériennes conduites respectivement par les Premiers ministres Apollinaire Kyélem de Tambéla et Lamine Zeine.
« Nous avons attentivement écouté le Président qui nous a donné des conseils, des indications et des instructions pour accélérer les travaux en cours visant à renforcer cette Confédération », a déclaré le premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, à l’issue de la rencontre. L’édition 2024 du FOCAC prend fin ce 6 septembre.
La Rédaction

