Aux États-Unis, un tribunal de Virginie-Occidentale a prononcé des peines historiques contre un couple qui avait transformé ses enfants adoptifs en esclaves domestiques. Jeanne Kay Whitefeather et Donald Lantz, un couple de sexagénaires, ont écopé respectivement de 215 et 160 ans de prison pour travail forcé, trafic d’êtres humains et sévices sur mineurs.
Une adoption motivée par l’exploitation
L’affaire a révélé un schéma d’adoption ciblé, basé sur la race des enfants. Le couple avait accueilli cinq enfants noirs, âgés de 5 à 16 ans, dans le but de les soumettre à un régime de maltraitance et d’exploitation.
Le calvaire a duré plusieurs années. Initialement installés dans le Minnesota, Whitefeather et Lantz ont déménagé en 2018 dans l’État de Washington, avant de s’installer en mai 2023 à Sissonville, en Virginie-Occidentale. Mais leur emprise sur les enfants n’a pris fin qu’après un signalement alarmant des voisins.
Une intervention in extremis
En octobre 2023, des témoins ont aperçu deux enfants enfermés dans un cabanon, abandonnés à leur sort par Donald Lantz. Alertées, les forces de l’ordre ont découvert un tableau de négligence et de maltraitance extrême : enfants vêtus de haillons, souffrant de plaies et soumis à des tâches harassantes sous les ordres du couple.
Le procès a révélé des détails terrifiants. Témoignant contre ses bourreaux, l’aînée de la fratrie a raconté les insultes racistes, les travaux forcés imposés à l’extérieur et l’absence totale d’affection. “Vous leur avez fait vivre un enfer”, a déclaré la juge Maryclaire Akers, insistant sur la motivation raciale du crime.
Une justice implacable
La sentence, annoncée le 19 mars 2025, reflète la gravité des faits. Avec une condamnation cumulée de 375 ans, le couple ne sera éligible à une libération conditionnelle qu’en 2061 pour Donald Lantz et 2074 pour Jeanne Whitefeather.
En plus de la peine de prison, la justice a ordonné le versement de 280 000 dollars à chaque enfanten guise de réparation.
Cette affaire rappelle l’existence persistante de violences raciales systémiques, même sous des formes aussi insidieuses que l’adoption détournée. Un verdict lourd, à la hauteur de l’horreur subie par ces enfants.
La Rédaction

