Chaque 20 juin, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale des réfugiés. Cette date, instituée par les Nations Unies en 2001, vise à sensibiliser à la cause de plus de 120 millions de personnes déplacées de force dans le monde, dont près de 43 millions sont des réfugiés au sens strict du terme.
Une crise humaine planétaire
Selon le dernier rapport du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) publié en juin 2025, le nombre de personnes déplacées à travers le monde n’a jamais été aussi élevé. Conflits armés, persécutions ethniques ou religieuses, violences sexuelles, catastrophes climatiques ou encore pauvreté extrême poussent chaque jour des familles à tout abandonner pour survivre.
La Syrie, l’Afghanistan, le Soudan, la République Démocratique du Congo et la Venezuela figurent parmi les principaux pays d’origine des réfugiés, tandis que des pays comme la Turquie, l’Iran, la Colombie, l’Allemagne ou l’Ouganda accueillent les plus grandes populations réfugiées.
Le thème 2025 : “Espoir loin de chez soi”
Pour 2025, le thème retenu est “Espoir loin de chez soi”. Il vise à rappeler que malgré les épreuves, les réfugiés aspirent à une vie digne, à la paix, à l’éducation pour leurs enfants et à la possibilité de reconstruire un avenir. Le HCR appelle cette année encore les gouvernements à renforcer la protection juridique, à favoriser l’intégration locale et à garantir l’accès à l’éducation et à la santé.
L’Afrique mobilisée, le Togo solidaire
En Afrique, plusieurs pays organisent des activités pour marquer cette journée : témoignages, concerts, ateliers de sensibilisation dans les écoles et universités. Au Togo, le HCR, en collaboration avec le gouvernement, les ONG locales et les communautés d’accueil, organise une série d’événements à Lomé et Cinkassé, zones accueillant plusieurs réfugiés en provenance du Burkina Faso voisin.
Le ministère togolais de l’Action sociale rappelle que le pays a ratifié la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, et s’efforce d’appliquer les principes d’hospitalité et de dignité humaine.
Un rappel : les réfugiés ne choisissent pas l’exil
Contrairement aux idées reçues, un réfugié ne quitte pas son pays par confort ou par calcul. Il fuit une menace réelle et immédiate. La Journée mondiale des réfugiés est là pour rappeler cette vérité et pour encourager l’empathie, la solidarité et des politiques d’asile justes.
Alors que le monde traverse une multiplication des crises, la protection des réfugiés est plus que jamais un devoir humanitaire et moral.
La Rédaction

