Alors que les États-Unis réduisent drastiquement leur aide internationale, un scandale embarrassant éclabousse l’administration Trump. Pas moins de 500 tonnes de biscuits thérapeutiques, destinés à des enfants souffrant de malnutrition en Afghanistan et au Pakistan, vont être incinérées… car périmées. Une perte aussi coûteuse qu’humiliante pour Washington.
800 000 dollars partis en fumée
Entreposés à Dubaï, ces biscuits à haute valeur énergétique auraient dû sauver des milliers de vies. Achetés sous l’administration Biden pour environ 800 000 dollars, ils n’ont jamais été distribués. La raison ? Un entrepôt resté fermé, et une date de péremption dépassée en juillet. Résultat : un gaspillage massif… et 130 000 dollars supplémentaires dépensés pour les détruire.
Malaise au Sénat
Interpellé par la commission des Affaires étrangères, Michael Rigas, haut responsable du département d’État, a peiné à s’expliquer :
« Je n’ai pas de bonne réponse à cette question. »
Sous la pression du sénateur démocrate Tim Kaine, il a fini par admettre qu’il s’agissait probablement d’une conséquence directe de la fermeture de l’USAID, l’agence américaine de développement.
La disparition de l’USAID, une rupture stratégique
Depuis le 1er juillet, l’USAID a cessé d’exister, absorbée par le département d’État sur décision de Donald Trump. Ce choix, vivement critiqué par les milieux humanitaires, a désorganisé les circuits d’aide, créant un vide logistique et administratif.
La polémique des biscuits périmés en est l’illustration la plus criante : des vivres essentiels ont été laissés à l’abandon, faute de coordination.
Coupes budgétaires massives dans l’humanitaire
Depuis janvier, le président Trump a engagé une réduction sans précédent de l’aide internationale :
- 83 % des financements extérieurs supprimés ;
- 9 milliards de dollars de coupes prévues au Congrès, dont 8 milliards retranchés aux budgets humanitaires ;
- des centaines de licenciements dans les services concernés.
Ces décisions, inspirées par la Maison Blanche et la commission Doge, appuyée par Elon Musk, redéfinissent les priorités américaines… mais au prix d’une image internationale ternie.
“Ce sont les enfants qui paient”
La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a résumé l’indignation croissante :
« Grâce à des décisions chaotiques et ineptes, les contribuables américains vont payer la facture, et les enfants vont souffrir de la faim. »
Dans les couloirs du Sénat, l’affaire fait tache. Et pour cause : le pays qui se présente comme le premier donateur mondial d’aide humanitaire vient de faire la démonstration de son inefficacité la plus crue.
La Rédaction

