Le Pape François a récemment critiqué les candidats à la présidence américaine, Donald Trump et Kamala Harris, en les qualifiant tous deux de « contre la vie ». Ces déclarations ont été faites lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait de son voyage en Asie et en Océanie, le 13 septembre. Le Pape a souligné que les actions de Trump, qui renvoie les migrants, et celles de Harris, qui défend le droit à l’avortement, sont toutes deux contraires à la protection de la vie.
La question de l’avortement est devenue un sujet majeur dans la campagne présidentielle américaine. Selon Olivier Milza de Cadenet, historien, ces élections seront déterminées par des thèmes tels que l’IVG (interruption volontaire de grossesse) et l’immigration. Le mouvement pro-vie a gagné en importance ces dernières années, soutenu par une forte mobilisation des républicains. Un sondage Gallup de 2009 a révélé qu’une majorité d’Américains se considèrent désormais comme pro-vie.
Les papes ont traditionnellement défendu la vie sous toutes ses formes, et même l’accueil des migrants. Frédéric Mounier, ancien chef du service religion de La Croix, rappelle que les États-Unis depuis leurs fondations « ont bâti leur démocratie sur la violence, les armes, le radicalisme religieux, la ségrégation et le génocide des Amérindiens. C’est un contexte extrêmement tendu et sanglant de la vie politique américaine depuis toujours. Il est possible que le pape ait voulu s’extraire de ces tensions. »
Paul Sugy, journaliste, ajoute que les décès liés à l’immigration sont une réalité tragique, exacerbée par des politiques migratoires restrictives.
La Rédaction

