La région d’Anseba, au nord-ouest de l’Érythrée, veut faire du tourisme un pilier de son développement. À l’occasion d’une déclaration officielle, le directeur général du tourisme régional, M. Saleh Ali, a souligné que la paix retrouvée constitue la clé de voûte d’une stratégie ambitieuse de valorisation du patrimoine local.
Selon M. Saleh, « les pays en paix attirent naturellement les touristes internationaux ». C’est pourquoi la stabilité actuelle en Érythrée, encore fragile, doit être transformée en moteur économique. À travers des investissements ciblés, la région d’Anseba cherche à renforcer son attractivité et à générer des revenus durables.
Un patrimoine méconnu, mais riche
Le responsable a mis en lumière plusieurs sites historiques d’importance nationale : les vestiges de la Seconde Guerre mondiale, tels que les tranchées et les cimetières militaires italiens et britanniques, mais aussi les champs de bataille de la lutte pour l’indépendance érythréenne. À cela s’ajoutent de nombreux lieux de culte et objets religieux qui témoignent d’une diversité culturelle profonde.
M. Saleh insiste : « Notre histoire est un trésor. Elle mérite d’être préservée et partagée avec le monde ».
Sensibiliser pour stimuler le tourisme intérieur
Dans une démarche inclusive, des campagnes de sensibilisation sont menées dans les écoles et les institutions publiques. Objectif : promouvoir le tourisme local comme un vecteur d’identité et de cohésion. Cette approche éducative vise aussi à impliquer les jeunes générations dans la préservation du patrimoine.
Appel aux professionnels du secteur
Enfin, M. Saleh a appelé les opérateurs touristiques à s’engager davantage : agences de voyages, guides, hôteliers, autorités locales… tous sont invités à contribuer activement à l’essor d’un secteur porteur pour l’avenir de l’Érythrée.
La Rédaction

