Avec l’évolution rapide des technologies numériques, la cybersécurité devient une préoccupation majeure pour les pays africains. Selon le dernier classement du Global Cybersecurity Inbex (GCI) de l’Union Internationale des Télécommunications, le Maroc figure dans les 7 pays d’Afrique et les 46 pays les mieux préparés au monde.
L’Égypte et le Maurice se distinguent avec un score parfait de 100/100, ce qui révèle la puissance des infrastructures installées. L’Égypte, par exemple, s’appuie sur le National Computer Emergency Readiness Team (EG-CERT), qui opère sous l’Autorité nationale de régulation des télécommunications.
Le Maroc avec un score de 97,50/100, se démarque avec des infrastructures solides, des lois rigoureuses et des systèmes de réponse rapide aux incidents, tels que les CERT (Computer Emergency Response Teams). Elle a mis en place des régulations strictes sur la protection des données et des initiatives pour former des talents locaux spécialisés en cybersécurité.
En Afrique, de nombreux pays ont compris l’importance de protéger leurs infrastructures critiques et données sensibles. Des initiatives de collaboration régionales sont mises en place pour partager de bonnes pratiques, des informations sur les menaces et des technologies de protection. La Convention de Malabo, adoptée par l’Union africaine en 2014, reste un cadre essentiel pour encourager les États à adopter des stratégies nationales et des lois spécifiques sur la cybersécurité.
Malgré ces défis, l’évolution rapide du numérique en Afrique, avec l’augmentation du nombre d’internautes et des services numériques, crée une urgence pour les gouvernements d’améliorer leur cadre de cybersécurité. L’Union africaine, avec des partenariats internationaux, joue un rôle dans la coordination d’efforts continentaux, mais la route reste longue pour combler les disparités.
La Rédaction

