Les révélations sur les réseaux internationaux de Jeffrey Epstein, le milliardaire américain condamné pour crimes sexuels et pédocriminels, viennent secouer la Côte d’Ivoire et le cercle proche du président Alassane Ouattara. Au centre de cette controverse figure Nina Keita, nièce du chef de l’État et directrice générale adjointe de la GESTOCI (Société de Gestion des Stocks Pétroliers de Côte d’Ivoire), dont le rôle d’intermédiaire avec Epstein soulève de nombreuses interrogations.
Les documents judiciaires américains rendus publics début 2025 couvrant la période 2011-2018mettent en lumière son influence et son rôle dans les introductions entre Epstein et l’élite politique et économique ivoirienne. Ces fichiers révèlent qu’elle a non seulement facilité l’accès de jeunes femmes au milliardaire, mais a également servi de relais pour des négociations sensibles impliquant des acquisitions stratégiques pour la présidence ivoirienne, telles qu’un système de surveillance israélienet un Boeing 727 en 2014.
Ancienne mannequin internationale ayant travaillé pour des marques telles qu’Old Navy, Cover Girl, Iman Cosmetics, Garnier et Macy’s, Nina Keita a ensuite orienté sa carrière vers le secteur public. Elle a été conseillère auprès du Ministre du Budget entre 2014 et 2016 avant de rejoindre la GESTOCI en 2019. Épouse d’Adama Kamara, ministre de l’Emploi, elle se trouve aujourd’hui au cœur d’un scandale qui interroge sur l’étendue des réseaux d’influence et les interactions internationales de Jeffrey Epstein.
Bien que les documents montrent son rôle de facilitatrice, aucune procédure judiciaire n’a encore formellement inculpé Nina Keita dans cette affaire, laissant place à des débats sur la portée réelle de ses engagements et sur l’influence américaine en Afrique francophone.
La Rédaction

