À Abidjan, des femmes issues du secteur informel ont mobilisé 20 millions de francs CFA pour contribuer à la caution de candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre 2025. Un acte de reconnaissance et de foi en son leadership.
Le samedi 2 août 2025, une mobilisation exceptionnelle a eu lieu au Palais de la culture d’Abidjan. Des centaines de femmes, commerçantes, productrices agricoles et artisanes, ont remis une contribution collective de 20 millions FCFA en soutien à la candidature du président Alassane Ouattara.
Cette somme représente une participation à la caution présidentielle, fixée à 50 millions FCFA, nécessaire pour se présenter à l’élection du 25 octobre. L’acte n’est pas seulement financier : il est profondément symbolique. Pour ces femmes, il s’agit de saluer une gouvernance qu’elles jugent favorable à leur autonomisation.
Mme Djè Bi Kalou, présidente de l’Interprofession de l’Oignon de Côte d’Ivoire (OIA-OIGNON), porte-parole du mouvement, a déclaré :
« Grâce à lui, la femme du vivrier est debout, autonome, fière, respectée et l’espoir grandit. »
Elle a salué les avancées sociales permises par le FAFCI (Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire), la Couverture maladie universelle, les programmes de formation et la réhabilitation des marchés, autant d’initiatives qui ont, selon elle, transformé la condition des femmes rurales et commerçantes.
Une candidature saluée comme un devoir patriotique
Mme Nassénéba Touré, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a réceptionné la somme et salué une mobilisation « libre et puissante ». Elle a insisté sur le fait que l’engagement du président Ouattara pour un nouveau mandat « ne découle pas d’un désir d’autorité, mais d’un amour profond pour le pays et d’un souci de stabilité ».
Elle a exhorté ces femmes à rester unies, actives et vigilantes tout au long de la campagne :
« Levez-vous, unies dans votre diversité et fermes dans votre conviction, pour faire entendre vos voix jusqu’aux urnes. »
Une mobilisation saluée au sommet de l’État
Plusieurs autres figures gouvernementales étaient présentes pour soutenir cette initiative. Mme Kaba Nialé, ministre de l’Économie, a salué ces femmes qui produisent, selon la FAO, entre 60 et 80 % des aliments en zone rurale. Pour elle, leur engagement est un « acte de foi en la paix, la croissance et l’avenir partagé ».
La présidente du Sénat, Mme Kandia Camara, a souligné la reconnaissance du chef de l’État envers ces femmes, appelées à préserver la paix et à ne pas céder aux provocations ni aux tentatives de manipulation politique. Elle leur a demandé de rester « vigilantes pour la stabilité de la nation ».
Quant à Mme Raymonde Goudou Coffie, ministre gouverneure du District autonome des Lacs, elle a confié aux femmes la mission de mobiliser leurs consœurs à travers tout le territoire national.
La Rédaction

