Lors du 2ᵉ Sommet Afrique-Caraïbes à Addis-Abeba, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a insisté sur la nécessité pour les anciennes puissances coloniales de reconnaître les torts historiques et d’offrir des réparations concrètes aux populations africaines et à leurs descendants.À lire aussi : Le Togo au cœur d’une avancée majeure sur les réparations historiquesSelon M. Youssouf, il ne s’agit plus seulement de simples excuses. Les demandes de réparations sont légitimes et visent à corriger les déséquilibres économiques et sociaux hérités de l’esclavage, de la traite négrière et de la colonisation. « La justice réparatrice n’est ni une faveur ni une charité, mais un moyen de rétablir un minimum d’équité », a-t-il précisé.Le président de la CUA a également souligné l’importance de renforcer la coopération économique, scientifique et commerciale entre l’Afrique et les Caraïbes, afin de soutenir une croissance mutuelle et durable.À lire aussi : L’Union africaine veut changer la carte du monde pour redonner à l’Afrique sa vraie dimensionDans le même temps, Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué l’initiative et le consensus grandissant sur la réforme des institutions internationales, y compris le Conseil de sécurité et les institutions de Bretton Woods.Cette rencontre a renforcé l’idée que la reconnaissance des crimes historiques et les réparations ne sont pas seulement une question de mémoire, mais un pas nécessaire vers la justice sociale et économique pour les générations futures.
La Rédaction

