Ce lundi, le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a reçu une interdiction de quitter le pays, imposée par le ministère de la Justice, car il est sous enquête pour « rébellion ». Cette situation a empiré après qu’il a brièvement déclaré la loi martiale, ce qui a causé un grand désordre politique et a été annulé sous la pression du Parlement et des manifestations.
Le principal parti d’opposition, le Parti démocrate, accuse le Parti du pouvoir populaire (PPP) d’organiser un « deuxième coup d’État ». Son leader, Park Chan-dae, a critiqué les actions « illégales et anticonstitutionnelles » du PPP pour garder le contrôle du gouvernement. Selon lui, ces actions visent à empêcher la destitution de Yoon Suk-yeol et à conserver leur pouvoir.
La crise a commencé lorsque Yoon Suk-yeol a annoncé la loi martiale, qui n’a duré que quelques heures avant d’être annulée. Cette décision inattendue a plongé le pays dans une grande instabilité politique. Une motion pour destituer le président a été proposée, mais elle a échoué car le PPP a boycotté le vote, empêchant ainsi d’atteindre le nombre minimum de voix nécessaires. Les critiques contre le gouvernement se sont intensifiées, accusant Yoon Suk-yeol de vouloir transférer ses pouvoirs au Premier ministre et au PPP tout en restant président. Park Chan-dae a qualifié cette situation de « violation claire » de la Constitution sud-coréenne. D’autres membres du Parti démocrate ont également exprimé leur colère, affirmant que certains responsables essaient de prendre le pouvoir sans légitimité.
Pendant que l’enquête sur Yoon Suk-yeol se poursuit, plusieurs responsables militaires ont déjà été arrêtés et des restrictions ont été mises en place pour éviter les fuites d’informations. La police nationale a promis de mener ses enquêtes en respectant la loi.
La Rédaction

