Annoncé comme le plus grand projet énergétique du pays, le barrage de Sounda ne verra pas le jour de sitôt. Prévue pour janvier 2025, la construction de cette infrastructure stratégique est désormais reportée sine die. L’annonce a été faite récemment par Thierry Moungalla, ministre de la Communication et des Médias, lors de la quinzaine gouvernementale. Si le porte-parole du gouvernement a évoqué un démarrage « prochainement », aucun calendrier précis n’a été communiqué.
Ce report intervient dans un contexte de pénurie chronique d’électricité. À Brazzaville, Pointe-Noire et dans d’autres grandes villes, les coupures se multiplient, affectant la vie quotidienne et freinant l’activité économique. Le barrage de Sounda, vanté pour sa capacité à renforcer l’indépendance énergétique du pays, était perçu comme une réponse structurelle à ces déficits persistants.
Mais l’avenir du projet reste désormais suspendu. Le gouvernement n’a fourni aucun détail sur les causes du report : retards administratifs, blocages techniques, incertitudes financières ou désaccords entre partenaires ? Le flou domine, alimentant frustration et doute dans l’opinion publique. Nombreux sont ceux qui redoutent de voir ce projet rejoindre les promesses sans lendemain qui jalonnent l’histoire des grands chantiers en Afrique centrale.
Alors que les délestages s’intensifient, le silence du chantier de Sounda devient assourdissant. Le Congo, en quête de stabilité énergétique, attend toujours sa grande transformation. Mais pour l’heure, le barrage reste sur papier.
La Rédaction

