Dans un contexte de lutte contre les irrégularités de mesure dans les transactions commerciales, les autorités togolaises amorcent une transition progressive vers des outils de pesage normalisés. Une opération d’équipement vient renforcer les capacités de contrôle et de fiabilité dans les échanges entre commerçants et consommateurs dans plusieurs régions du pays.
Une opération d’équipement ciblant les zones de forte activité commerciale
Au total, 191 balances électroniques ont été déployées dans dix communes réparties entre les régions de la Kara, Centrale et des Savanes. Cette dotation s’inscrit dans une démarche conjointe de la Haute autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE) et de l’Agence togolaise de métrologie (ATOMET), deux structures chargées de la régulation des instruments de mesure et de la qualité des transactions commerciales.
L’initiative vise en priorité les marchés locaux, où les pratiques de pesage traditionnelles restent encore largement utilisées, avec des écarts parfois significatifs dans les volumes et les poids déclarés.
Vers l’harmonisation des pratiques de mesure dans les échanges commerciaux
Au-delà de l’équipement, l’enjeu central porte sur la mise en conformité progressive des transactions avec les normes régionales en vigueur au sein de l’UEMOA. L’objectif est de remplacer les instruments artisanaux par des dispositifs certifiés, capables de garantir une mesure uniforme et vérifiable sur l’ensemble du territoire.
Cette transition s’inscrit dans une logique plus large de sécurisation du commerce intérieur, où la transparence des échanges constitue un levier essentiel de protection des consommateurs et de régulation du marché.
Un outil de lutte contre les irrégularités et les pertes économiques
Les autorités mettent en avant les bénéfices attendus en matière d’équité commerciale. L’usage d’équipements homologués devrait réduire les litiges liés aux pesées contestées, limiter les pertes financières pour les acheteurs comme pour les vendeurs et renforcer la confiance dans les circuits de distribution locaux.
Selon les responsables du secteur, cette modernisation constitue également un moyen de décourager les pratiques frauduleuses encore observées dans certains points de vente informels.
Une réforme technique au service de la transparence économique
Pour le ministre en charge de la Promotion des investissements, Arthur Trimua, cette initiative dépasse la simple dimension technique. Elle participe d’un effort global de structuration du tissu commercial national.
Il souligne que ces équipements permettront de « promouvoir un commerce transparent, limiter les pertes financières et réduire les erreurs de mesurage », en consolidant les bases d’un marché plus fiable et mieux régulé.
Une étape supplémentaire vers la normalisation du commerce intérieur
Avec ce déploiement, le Togo poursuit l’alignement progressif de ses pratiques commerciales sur les standards régionaux. L’accent mis sur la métrologie illustre une volonté de professionnaliser davantage les échanges de proximité, dans un contexte où la fiabilité des mesures devient un enjeu économique à part entière.
La Rédaction

