La capitale togolaise accueille depuis le 4 novembre un atelier régional consacré à la gestion des interventions en cas d’incidents de sécurité nucléaire dans les installations spécialisées. Cet événement, qui se poursuivra jusqu’au 8 novembre, est organisé par le gouvernement togolais en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Environ trente responsables de la sécurité issus de centres nucléaires de différents pays sont présents.
Cet atelier, animé par des experts de l’AIEA, vise à renforcer la gestion des interventions d’urgence, à harmoniser les procédures entre les États et à améliorer la coordination entre les acteurs concernés. C’est également une occasion précieuse pour les participants d’échanger des expériences et d’adopter des bonnes pratiques en matière de sécurité nucléaire.
Le Togo, en tant que pays hôte, réaffirme son engagement envers la sécurité nucléaire, mettant en avant les initiatives prises depuis son adhésion à l’AIEA en 2012. Kokou Wotobe, Secrétaire général du ministère de la santé et de l’hygiène publique, a déclaré lors de l’ouverture de l’atelier que “la responsabilité de la sécurité nucléaire incombe entièrement à l’État, qui doit garantir la protection des matières nucléaires ainsi que des installations associées”. Il a souligné l’importance d’intégrer la sécurité nucléaire et la sûreté pour profiter des applications pacifiques du nucléaire dans des domaines tels que la médecine, l’agriculture, l’industrie et l’énergie, tout en assurant la protection de la société et de l’environnement.
Pour rappel, depuis 2020, le Togo a adopté une loi sur l’utilisation pacifique du nucléaire et a créé une Autorité de sûreté et de sécurité nucléaire (ANSSN), responsable de superviser toutes les activités nucléaires sur le territoire.
La Rédaction

